Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 19:42

 

















Le Dernier des Rois Chevelu



















Le Royaume Mérovingien vers 720 :





fig01

 

 

 


fig01-.jpg









[Les évènements de ce récit sont de la pure fiction, et n'a rien d'historique, il prend appui sur des faits qui sont, quelque fois, légèrement modifiés.]









  • Leudes : nobles de haut rang, compagnons royaux.

  • Comites : titre équivalent au comte, reliquat des titres latins du bas empire.

  • Pratiques post-mortem : décapitation/plaque de plomb/clous dans le crane, rites mal connus sous l’emprise mérovingienne, constaté sur des cas isolés un peu partout en gaule.

  • Stryges : nom donné à un homme qui peut, par magie, se transformer en animal sanguinaire, anthropophage (cf le capitulaire de Grégoire III, 789)

  • Chlodewig I : Fils de Childéric/Kilpérick Ier, petit fils supposé de Meerwig, et arrière petit fils de Chlodio, il fut un roi franc à la mort de son père en 482, puis roi des francs après la conquête des Gaules Romaines et l’assassinat de tous les membres de sa famille, la « race chevelu e », seule famille à pouvoir être élue aux trônes des peuples franques..

  • Thierry IV, roi de Neustrie et d’Austrasie sous tutelle de Charles dit «Martel» ( il est né en 715) en succession de Childéric II, mort en 721.

  • Childéric III, certainement fils du second du nom, né en 714, il succédât à Thierry IV en 743 sous l’appel de Pépin le Bref, après avoir été « emprisonné » par le père de ce dernier, Karl Martel, dans le Monastère de St Bertin.

  • Wiomade de Compendio: Franc de naissance noble, il est le fils du Comites de Nantes, né vers 714 a Compendio (Compiègne)

  • Angamir: ami de Wiomade, plus âgé que lui, ancien compagnon d’armes de son père

  • Brunneliede: dernière née d’un famille de tradition franque germanique, habitante du Soissonais, née vers 720.

  • Sigelinde, cousine de Wiomade, femme du comites de Noyons

  • Adawalf, comites de Soissons.

  • Tradan et Chlotem, compagnons de Wiomade.

  • Batalfir, père de Brunneliede

  • Odhon, Comites de Senlis

( les personnages des chapitres IV et suivants ne sont pas encore répertoriés)

 

 

 

Petite généalogie succinte de la famille mérovingienne descendante de Clodion à Childérick III, le "dernier" roi ( en rouge les rois cités dans le récit) :

 

 

lignée recit

 

 

 



 

 

 

 

----------

 

 

Ile de la ville de Paris, 506 après J-C.

 

- Je ne vois ici aucun de mes parents! Si j'en venais à périr au combat, qui donc pourrait me remplacer et guider notre peuple?? Quel désespoir!

Ainsi parle le Roi Chlodewig, entre deux gorgées dans son verre luxueux tâché de gras, le visage montrant des signes d'alcoolémie avancée, lors d'un repas dans sa capitale des Gaules, l'ile de la ville de Paris. Parmi tous les convives, nul n'ose répondre, tout le monde sait pour ses parents, et s'il y en a un encore en vie, qu'il se cache ! Ces dernières années, le grand roi a montré le mauvais côté de sa personne :malgré sa femme et sa nouvelle foi, il est devenu cruel et vicieux.....

 

----------

 

 

Frontière rhénane, 508 Après J-C

 

Gondeline était mariée au roi franc local,qui régnait sur quelques trois mille âmes, cinq villages et une petite ville. Alliés des Saliens depuis longtemps, ils savaient quel genre de roi était Chlodewig, du moins le pensaient -ils...

Tout en courant, ce soir là, dans les prés du nord de leur ville, vers les arbres et leur protection, elle repensait à ce qui venait de se passer...Les leudes du grand roi étaient venus, et avaient massacré tout le monde, puis traqué les parents du roi..Restée dans ses appartements avec son dernier né, Aragir, elle avait vu un esclave passer, et ce dernier l'avait sauvée... Retenant les guerriers sanguinaires, il s'était sacrifié pour que sa reine, et l'enfant maintenant roi -si le peuple l'élisait comme tel- puissent se sauver..

Tout en courant, elle se prenait les replis de ses voiles et robes dans les jambes, et ne prit pas garde au craquement venant des fourrés. Un angon sifflât et vint lui percer la poitrine, son visage se crispa... Le petit enfant crie, il tombe de ses bras... A genoux, la noble femme vit deux hommes s'avancer.. l'un lèva une francisque, et l'abat sur le crane du petit, qui s'était relevé et regardait sa mère...Sa dernière vision fut un sourire cruel, sous une longue moustache, avec deux dents cassées et gâtées...

 

 

De la race des chevelus, il ne restait plus que le roi et ses trois fils... Le conquérant des Gaules Romaines avait fini par assassiner ou vaincre au combat tous les membres de cette famille, et avait pris le titre de Roi de tous les Francs..

 

----------

 

 

Automne 737 après J-C, Rive orientale de l'Aisne, au nord de la ville de Soissons

 

Une jeune femme était en train de laver des légumes pour le repas familial du midi.

Tout en elle respirait la germanique de souche: Yeux clairs, oscillants entre le bleu et le beige, une chevelure arrivant plus bas que ses reins, toute de miel, une peau pâle, le visage haut et étroit, des habits simples mais d'une coupe ne laissant aucun doute: même pauvre, la famille de Brunneliede gardait un attachement aux apparences. Son père, dernier homme en vie de la lignée, était autrefois un guerrier du seigneur local, tout comme ses frères, morts au combat, comme son fils, mort lui aussi dans une embuscade l'été d'avant, et son père, ainsi que le père de ce dernier, et ainsi de suite depuis plus qu'une mémoire d'homme ne peut compter. La jeune femme reprit ses aliments, et se retournât sur le chemin menant à la chaumière, modeste demeure bâtie à la hauteur ou le fleuve se coude, près d'une famille de cultivateurs.

Si seulement l'un de ses précieux navets n'était tombé et qu'elle avait du le rattraper dans l'eau, elle serait passée avant que l'homme ne sorte de l'eau, ne s'écroule dans les herbes, et , au son des pas de la fille, ne l'interpelle en ancien germanique...

La fille parlait cette langue couramment, c'était celle pratiquée par la famille... Mais l'intonation, l'inflexion... Une voie pareille devait appartenir à une personne avec une éducation, et aussi une habitude à l'obéissance... Les germains ne sont pas un peuple peureux, ni égoïste, aussi, une personne appelant a l'aide mérite attention... Par un grand hasard, Brunneliede, modeste fille de soldat, promise à une vie de fermière, venait de croiser le chemin du seul homme encore en vie avec du sang de la race des chevelus...Blessé, désarmé, il avait nagé avant de s'échouer sur le coude boueux du fleuve...

 

----------

Par wiomade-de-compendio.over-blog.com
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus